ActualitésAfriquePolitique *

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé peuvent rentrer librement au pays, rassure Alassane Ouattara

En Côte d’Ivoire, le Président Alassane Ouattara a déclaré ce mercredi 7 avril 2021, à l’ouverture du Conseil des ministres que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé peuvent rentrer librement au pays.

 

Après leur acquittement par la CPI, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé «libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent», a déclaré le Président Alassane Ouattara, ce mercredi 7 avril 2021.

En effet, à l’ouverture du Conseil des ministres, Alassane Ouattara a donné l’ordre à l’ancien président Laurent Gbagbo et son ex-ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, définitivement acquittés de crimes contre l’humanité par la justice internationale, qu’ils «sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent». Également, dit-il que «Des dispositions seront prises pour que Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République», a ajouté le chef de l’État ivoirien à l’ouverture du Conseil des ministres à Abidjan.

A LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire: après son acquittement par la CPI, Laurent Gbagbo libre de retourner dans son pays

Le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance I de la CPI avait acquitté l’ancien Président ivoirien (2000-2010) et l’ex-chef du mouvement des Jeunes Patriotes proche de M. Gbagbo de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011.

La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, avait fait appel de ce jugement, arguant que la décision de la Chambre de première instance d’acquitter MM. Gbagbo et Blé Goudé avait enfreint les exigences statutaires et qu’elle a été prise sans articuler correctement et appliquer systématiquement une norme d’administration de la preuve clairement définie et son approche pour évaluer le caractère suffisant de la preuve.

A LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : Patrick Achi le nouveau premier ministre

Dans son arrêt pris à la majorité de ses cinq juges, la Chambre d’appel de la CPI a rejeté les deux moyens d’appel de la Procureure.

La Chambre d’appel a conclu, entre autres, que, si les chambres de première instance devraient idéalement rendre le verdict et les motifs de façon simultanée, un délai entre le prononcé d’un verdict et ses motifs ne peut pas nécessairement invalider un procès dans son ensemble. Au contraire, une telle séparation peut être clairement justifiée dans les circonstances particulières d’une affaire ; le plus évident à cet égard est lorsque la liberté d’un accusé acquitté est en jeu.

A LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : Abdourahmane Cissé nommé Ministre Secrétaire Général du gouvernement

La Chambre d’appel a également rejeté l’argument selon lequel les deux juges de la Chambre de première instance formant la majorité n’avaient pas articulé et appliqué de manière cohérente la norme d’administration de la preuve. La Chambre d’appel a noté à cet égard que les deux juges avaient estimé que les éléments de preuve contre les deux accusés étaient exceptionnellement faibles. [ ONU Info ]

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
English English Français Français

Adblock détecté

Veuillez désactiver votre bloqueur de publicités pour continuer à lire l'article. Nous utilisons les publicités pour avoir quelques revenus et continuer à vous servir la meilleure de l'information. Merci