Côte d’Ivoire: des prémices d’une crise post-électorale après celle de 2010

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En Côte d’Ivoire, les tensions autour de la présidentielle du samedi 31 octobre dernier, annoncent les prémices d’une crise post-électorale après celle de 2010. 

 

Les actes de violences observées çà et là en Côte d’Ivoire risquent de prendre de l’ampleur, les jours à venir. Alors que le RHDP, parti au pouvoir se dit satisfait de la tenue du scrutin présidentiel du 31 octobre, malgré les scènes de révoltes perpétrées par les populations; et ceci dans plusieurs communes, l’opposition note simplement un “échec”. Une lecture des leaders de l’opposition qui ne semble pas la même que celle de la Commission Électorale Indépendante (CEI), qui a d’ailleurs noté un taux de participation de 53, 90% sur le plan national.

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Troisième mandat pour ADO

Selon les résultats proclamés par l’organe en charge de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire, c’est le Président Alassane Ouattara qui a remporté l’élection avec 94,27% des suffrages. Ce qui lui ouvre ainsi, la porte à un troisième mandat violemment contesté par les forces agissantes de l’opposition. Le candidat indépendant Kouadio Konan Bertin vient en deuxième position avec 64011 votants, soit 1,99% des voix.

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Conseil de transition

Cependant, arrivés derniers avec respectivement 1,66% et 0,99%, les candidats Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan ont crée lundi 02 novembre un conseil national de transition. Les deux leaders de l’opposition, soutenus par d’autres acteurs dont Guillaume Soro, estiment que le Président Alassane Ouattara n’est plus le Chef de l’Etat ivoirien et ont ainsi appelé, à une élection présidentielle inclusive.

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Détonations près des résidences des leaders de l’opposition

Dans la soirée du lundi 02 novembre, des détonations ont été entendues près des résidences des leaders de l’opposition à Abidjan, a rapporté RFI. Le média a cité par exemple, les domiciles de l’ancien président Henri Konan Bédié, de Pascal Affi N’Guessan, l’ex-premier ministre de Laurent Gbagbo, de Albert Mabri Toikeusse et de Assoa Adou, le Secrétaire Général du Front Populaire Ivoirien (FPI). Les opposants, rapporte RFI, parlent de détonations de grenade ou de tirs de rafales. Ces actes qui portent en effet, des élans d’intimidation, pourraient traduire de la provocation à laquelle, les militants et sympathisants de ces leaders pourraient également être amenés à répondre.

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Réaction croisée 

Dirigé par l’ancien Chef de l’Etat ivoirien Henri Konan Bédié, le conseil national de transition crée lundi 02 novembre 2020 s’est donné pour mission de préparer un cadre pour l’organisation d’une élection présidentielle inclusive et transparente. Un conseil que le pouvoir Ouattara juge d’irresponsable et provocateur. Le camp présidentiel a ainsi indiqué que le présent conseil pourrait donner lieu à une crise artificielle.

 

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